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Final Fantasy, le dernier rêve d’un jeu // LVDLTAN #6

Final Fantasy, la licence

Un jeu, un seul jeu, le tout dernier, une idée complètement folle issue du rêve de collaboration de jeunes étudiants recrutés dans un cyber-café avant de repartir faire leurs vies chacun de leur côté, de la pure folie au stade terminal…une fantaisie…finale. Et c’est ainsi qu’ils nommeront cet « ultime » jeu : Final Fantasy.

Les débuts de l’aventure

Nous voici dans les années 1980, et pour une rare fois, nous ne sommes pas au milieu d’une guerre ou d’une révolution ! Non, nous sommes à l’université nationale de Yokohama, dans la section électrotechnique. On peut y voir deux étudiants un peu absents, il n’ont pas l’air d’y avoir leur place, isl ne sont pas fait pour les études et d’ailleurs, on les voit s’en aller.

Changeons d’université pour le moment, allons plutôt à celle de Waseda afin d’y voir un autre jeune homme qui lui, reçoit son diplôme, en électrotechnique. Il s’agit de Masafumi Miyamoto (non, pas le même Miyamoto que pour Nintendo.), fils du grand patron d’entreprises telle que le fournisseur d’électricité Den-Yu-Sha, et son destin semblait tout tracé à la suite de celui-ci, sauf qu’il n’en est pas si convaincu et après avoir pensé pendant un moment se lancer dans la production de vêtements pour femmes, le jeune Masafumi décide de travailler pour une division de l’entreprise familiale, celle qui s’occupe du développement pour ordinateurs et principalement dans le domaine qui nous intéresse : le développement de jeux vidéos.

Nous sommes justement en 1983, et si vous vous souvenez, c’est justement cette année que Nintendo a décidé de sortir le grand jeu avec sa NES ! Une occasion en or pour le jeune homme plein d’ambitions et désireux de prouver sa valeur à un père si imposant que le sien.

Il prend la tête de la division et désire engager de jeunes talents, convaincu que c’est ainsi qu’il pourrait mieux avancer mais voulant malgré tout garder ses arrières. Désireux de trouver les perles rares, il a l’idée de créer un petit test.

Il ouvre une sorte de cyber-café dans lequel il permet aux gens de développer sur les ordinateurs mis à disposition afin de découvrir ceux qui s’en sortent le mieux. Au final, il en choisira cinq.

Et parmi ces cinq jeunes choisis, on peut y reconnaître deux têtes connues puisqu’il s’agit des deux étudiant d’un peu plus tôt. Car oui, si Hiromichi Tanaka et Hironobu Sakaguchi sont en train de quitter l’université, c’est pour rejoindre l’équipe de Masafumi.

Ils vont travaillé ainsi pendant trois ans avant que Masafumi se décide à aller de l’avant sans l’aide de son père. Il prend donc l’autonomie de sa société, se séparant de Den-Yu-Sha pour former sa propre entreprise qu’il nommera sobrement Square où ils développeront uniquement des jeux vidéos pour la famicom de Nintendo.

Hiromichi et Hironobu deviennent alors employés à temps plein, dirigeant chacun une équipe de développement, et rapidement les premiers projets indépendants sortent. On peut citer des jeux tels que Rad Racer ou Cruise Chaser Blassty ou encore Alpha.

Si aucun de ces noms ne vous dit quelque chose, c’est normal. Ces projets sont des échecs, aucun d’entre eux ne parvient à fonctionner auprès du public et la nouvelle société est en perte sèche au point qu’en 1987, il faut se faire à l’idée que la faillite est là. Et Final Fantasy, alors ? On y vient !

Alors que tout espoir semble perdu, Hironobu joue à un tout nouveau jeu de la société Enix (on y reviendra) : Dragon quest. Ce jeu de rôle l’inspire et il se dit que tant qu’à faire d’en finir, autant le faire en beauté ! Il demande à ce que tout le monde se mette sur le projet et tient bon face aux contestations de ses collègues. Les autres se décident enfin à l’aider pour ce tout dernier projet, un jeu sur lequel ils travailleraient tous ensemble une dernière fois avant de fermer l’entreprise.

Final Fantasy : on y est !

 

Le jeu sort en décembre 1987, juste avant la fin de l’année afin qu’en janvier, ils mettent la clé sous la porte…Mais de toute évidence le miracle se produit, car le jeu plaît ! Le jeu n’est pas sans défaut, le temps de programmation se ressentant lors de certaines phases de jeu contre des monstres beaucoup trop forts, ou des caractéristiques qui ne servent à rien. L’une des astuces du jeu étant d’ailleurs de tuer tout ses personnages sauf un guerrier afin qu’il gagne toute l’expérience et finir le jeu avec ce seul et unique combattant mais le style, les graphismes, les musiques (oh mon dieu ces musiques!), le gameplay, tout cela séduit dans ce jeu et c’est avec plus d’un million et demi de ventes que ce dernier jeu renfloue les caisses, rembourse les dettes et permet même à la société de s’étendre hors du japon, créant une filiale aux USA où Final Fantasy sera distribué dés 1990, et au fil du temps adapté sur près d’une quinzaine de consoles différentes (jusqu’à la Nintendo 3DS au plus récemment).

Ce qui devait être un adieu d’une bande de jeunes idéalistes devient alors le premier pas vers une marche qui continue encore de nos jours et ne semble pas prête de s’arrêter. Mais ça, ce sont bien d’autres histoires pour bien d’autres époques.

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